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Plus de 25 années de complicité artistique

Au fil des années, l’Atelier du Bronze a réalisé des centaines, voire des milliers d’œuvres pour des artistes régionaux et internationaux de renom dont Rose-Aimée Bélanger, Patrick Coutu, Marc Dulude, Marc André Fortier, Jules asalle pour ne nommer qu’eux.

Nous vous présentons ici une sélection d’œuvres colossales. Toutes ont été coulées avec grande fierté par nos artisans experts à notre atelier d’Inverness.

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OEUVRE: L'autre côté la Voie lactée, École Mer-et-Monde, Mirabel, Qc
ARTISTE: Bolduc Catherine
SITE INTERNET : http://www.catherinebolduc.com

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BIOGRAPHIE

Catherine Bolduc est une artiste en arts visuels né au Québec (Canada) en 1970. Elle vit et travaille à Montréal. Elle a à son actif plusieurs expositions individuelles et expositions de groupe, au Québec et à l'étranger (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, États-Unis). Elle a séjourné à quelques reprises en résidence d'artiste à l'étranger, notamment au Künstlerhaus Bethanien à Berlin, au Studio du Québec à Tokyo et, dans le cadre des Pépinières européennes pour jeunes artistes, à la National Sculpture Factory à Cork en Irlande. Elle a reçu des prix dont la Bourse Duchamp-Villon 2001, le prix Meilleure publication au Gala des arts visuels 2012 et le Prix Powerhouse 2013. Sa deuxième oeuvre d'art public permanente sera inaugurée en septembre 2014 au Parc Lahaie dans le quartier Mile-End à Montréal. Catherine Bolduc est représentée par la galerie Thomas Henry Ross.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Dans ma pratique artistique (sculpture, installation, dessin, art public), je m’intéresse à la manière dont la psyché perçoit et construit la réalité en y projetant ses propres désirs, en la transgressant par la fabrication de merveilleux et de fiction. Mon travail se nourrit d’expériences subjectives où la fabulation et l’idéalisation opèrent une transfiguration mentale du réel ou lorsque, inversement, le désir subit l’épreuve de la réalité, que l’illusion fait face à la désillusion et à la déception. Mes œuvres invitent le regard à circuler dans des espaces fantasmagoriques mais où la magie montre aussi son autre revers. Mon intention esthétique est double; elle oscille entre l'évocation de la vulnérabilité humaine devant l’inadéquation de la réalité avec les désirs et la réconciliation par une célébration du pouvoir poétique du banal.

Ma pratique sculpturale prend forme dans des accumulations d’objets domestiques et de matériaux trouvés choisis pour leurs qualités esthétiques, leurs propriétés plastiques et les connotations auxquelles ils réfèrent. Par le travail de la mise en scène installative, je cherche à transfigurer la perception habituelle de ces objets à priori banals en interpellant l’imaginaire du spectateur. Je cherche à produire une tension entre cette matière première provenant de la production de masse et une charge émotive aux antipodes de ce mode de production. Par des effets volontairement racoleurs d’abondance, de mystère, de mises en abyme, de jeux de miroirs, de lumières colorées et autres plaisirs pour l'œil qui s'apparentent au baroque, voire même au kitsch, je détourne ces objets standardisés. Dans mes installations, le spectateur est invité à faire l’expérience d’un espace fantasmagorique ; toutefois, l’apparente précarité de l’assemblage en château de cartes, la matière fondante comme du chocolat ou la violence de l'éclairage stroboscopique par exemple, menacent de réduire l'émerveillement à néant. Bien que ma pratique sculpturale s’inscrive dans la tradition du ready-made, du détournement d'objets industriels où est évacué la trace du geste de l'artiste, elle flirte aussi avec certaines approches féministes qui, elles, revalorisent la fabrication artisanale, la subjectivité et la charge émotive. En plus de privilégier des objets et accessoires appartenant à l'univers domestique, mes œuvres, autant tridimensionnelles que bidimensionnelles, réhabilitent à leur manière l’ornemental, drastiquement évacué par l’épuration du modernisme. À l’inverse du paradigmatique cube minimaliste, cet « objet spécifique » neutre qui ne renverrait qu'à lui-même, mes installations, bien que fabriqués de matériaux standardisés, fonctionnent comme des « cubes» qui « cacheraient » un contenu mystérieux empreint d’affect.

Ma pratique bidimensionnelle prend forme dans des œuvres sur papier (aquarelle, crayon, peinture acrylique) de très grandes dimensions, parfois aussi dans des interventions picturales in situ ayant une dimension davantage installative et immersive. Le dessin me permet de construire des espaces où la gravité terrestre n’a plus cours, où le regard est invité à se perdre sans contrainte physique dans une surcharge de lignes labyrinthiques et une abondance de motifs, répétés jusqu’à une quasi saturation de la surface. La répétition du geste n’est pas sans familiarité avec le procédé de l'accumulation utilisé dans ma recherche sculpturale, procédé évoquant la production de masse, mais pourvue ici d'un regard totalement subjectif sur le monde. Dans mes dessins, des patterns et tracés sinueux sont accumulés de manière à composer des paysages excessifs, apparemment fantastiques, qui réfèrent toutefois à des lieux réels, des endroits « exotiques » où j'ai séjourné (Égypte, Turquie, Chine, Japon). Par le travail du dessin, je transfigure volontairement ces sites existants en une sorte de version fantasmée. En s'appuyant sur la remémoration et l'interprétation des lieux, ma pratique du dessin questionne la vérité du paysage et de sa représentation ainsi que les mécanismes de construction de l'image et de la mémoire personnelle. Dans ma pratique bidimensionnelle, autant que dans ma recherche sculpturale, le monde est toujours considéré comme une construction par la subjectivité où la mémoire se mêle à la perception, et la fiction à la réalité.

Catherine Bolduc

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